Élections (présidentielles) du Brésil 2026
Alors, quand même, les enjeux de cette élections 2026 au Brésil sont largement différents de ceux des années précédentes. Car cette fois-ci il y a un bilan par rapport à des promesses de Lula (bilan négatif avouons-le) et enfin cette fois-ci encore dès le premier tour les brésiliens n'ont pas massivement voté pour des partis démocratiques mais pour les deux opposés extrêmes de l'échiquier politique: extrême-droite contre extrême-gauche.
Premièrement à la remarque que Lula, candidat d'extrême-gauche, serait "communiste". Disons alors qu'il s'agit là d'un drôle de Communisme, vu d'Europe qui a eu une très forte expérience de l'URSS (Union Soviétique, Russie). En effet, en communisme en général quand tu critiques le pouvoir sur les réseaux sociaux (et c'est encore vrai en Chine et en Corée-du-Nord de nos jours) eh bien on t'envoie en camp de travail forcé et non rémunéré (les goulags). C'est pas le cas au Brésil, et c'est ce qui distingue le PT Brésilien du PTB belge dans ses intentions.
Secondement, que le PT soit corrompu et corrupteur, c'est un phénomène qui comme l'avouent nombre de brésiliens touche tous les partis politiques du Brésil et en ce sens rappelle les heures grises de la politique en Belgique: des hélicoptères Agusta en passant par l'assassinat de certains hommes politiques qui en savaient trop et sur tout le monde. Le PS, jusqu'à la fin de l'ère Élio Di Rupo, a connu un affairisme sans fatigue du même type que le PT au Brésil ainsi par exemple. Mais, hormis aux communes (niveau le plus corruptible), ça a fini par s'arrêter, il y a eu une forme de lassitude de cette mafia portée par les alliances formées au sein des Francs-Maçonneries entre bourgeoisie légale et illégale.
Bon, sinon clairement il y a un fameux problème: pourquoi les brésiliens ont direct dès le premier tour voté extrémiste plutôt que démocratique?
Je sais pas mais je crois bien que beaucoup de partis démocratiques sérieux se sont désistés en faveur d'un des deux camps extrémistes et ne se sont donc pas présentés. C'est le cas du Parti Socialiste du Brésil (Social-Démocrate donc). Là, sachons accuser de facto en toute logique: les partis démocratiques qui se sont désistés pour favoriser dès le premier tour un candidat extrémiste ont non-seulement prouvés qu'ils ne tenaient pas à la démocratie mais sont en plus responsables (qu'ils soient de droite ou de gauche) d'une éventuelle et mathématiquement normale victoire du fils Bolsonaro!
En effet, ce ne sont pas des valeurs de Gauche dont se moquaient les brésiliens depuis des années sur les réseaux sociaux, mais bien de leur non mise en oeuvre par Lula qui chiait à la gueule du Peuple! Le problème n'était donc pas la Gauche mais Lula!
Se désister en faveur de Lula comme l'a fait le PSDB, c'est preuve de déconnexion totale d'avec le quotidien du peuple, d'ignorance des rancœurs accumulées contre Lula même par les électeurs de gauche, et finalement c'était de facto favoriser la victoire du camp bolsonariste.
Puis il y a l'évidence que chaque famille brésilienne populaire comporte au minimum un ou une expatrié(e), un ou une émigré(e) en pays Occidental. Tant et si bien que Lula, en ayant entériné et acté l'accord d'entrée du Brésil dans les pays dits "BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Iran, Chine, Corée-du-Nord) risquait de facto de créer des soldats qui allaient par devoir de soutient à la Russie dans la guerre en Ukraine devoir tuer des membres de la famille installés en Occident.
Et ça, la famille, ça compte plus qu'un quelconque sentiment de fidélité au PT brésilien!
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