Assez bizarrement, face au mal logement et à la problématique des sans-abris (SDF) la gauche n'imagine comme seule solution que de multiplier le nombre de Logements Sociaux; ce qui démontre sa totale méconnaissance des réalités du terrain et amplifie le problème.
En effet, c'est quoi un logement social? Un cube vide! Il y a juste les murs, trois robinets avec éviers et le WC et c'est tout. Même la cuisine équipée, frigo, de quoi chauffer et cuire vos aliments, le rideau de douche, le lit, les tables, les chaises, les rideaux et tentures, tout doit être acheté par le locataire du logement social. Et cela explique pourquoi certains ont des logements de qualité alors qu'à d'autres on n'offre que des murs pleins de champignons d'humidité: on regarde les capacités financières du candidat-locataire!
Et donc, on l'aura compris, pour obtenir un logement social de qualité il faut au moins disposer de 4000 € (quatre mille euros) sur son compte d'épargne. C'est ce que les bureaux "sociaux" d'attribution des logements sociaux exigent pour être sûrs que le "pauvre" se meuble avec suffisamment de qualité que pour pas foutre en l'air le logement social. Sinon, si le "pauvre" est vraiment un paumé, on lui attribue un logement social déjà déglingué. Voire pas de logement du tout (c'est le cas des SDF)!
En fait, «l'argent va a l'argent». Pour habiter un logement social, à la base cube vide, il faut être tout sauf réellement dans le besoin. Et c'est connu. Pourquoi ces gens louent-ils un logement social? Pour continuer à boire leur alcool, à assumer les sorties aux bars, à fumer leur joint. Puis, après, ils sont tellement tombés dans ces vices qu'ils n'arrivent plus à payer leur loyer, même social!
Quant à la multiplication des logements sociaux sur un territoire; elle aggrave le mal logement. En effet, les propriétaires augmentent les prix des loyers tout en diminuant la qualité des logements car ils se disent que «les paumés qui ne savent pas payer n'ont qu'à aller dans les logements sociaux»...
Logement social dont je viens d'expliquer qu'un vrai paumé n'y a pas accès.
Bref, une vision qui réduit la solution du sans-abrisme (SDF) et du mal-logement aux seuls logements sociaux, tant que ces logements sociaux ne seront pas des meublés, est aveugle à la réalité du vécu quotidien des paumés, est une solution de bon petit bourgeois de Gauche-Caviar.
Face à cela, seul le contrôle contraignant d'une limitation stricte (et non relative) des loyers par mètres-carrés est vraiment utile!