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N'avait-on pas dit Paix Sociale contre Lois Sociales? Et pourquoi?

Publié le par Philippe Le Bihan

   À la presque fin de la Seconde Guerre Mondiale, les bourgeois représentés par le patronat et le futur Parti Libéral et les travailleurs représentés par les syndicats (socialistes et chrétiens) et le parti socialiste démocrate négocient sur les bases d'une espèce de «peur de la contamination Révolutionnaire Bolchevique à l'Ouest» un contrat, qui comme je vais m'attarder à l'expliquer ici dépasse cette simple considération pour s'imposer comme une évidence pour tous types d'idéologies (tant Capitalisme que Communisme donc), qui veut que «pas de Paix Sociale sans en contrepartie des Lois Sociales».

   De fait, c'est d'abord en pays capitalistes que naissent les piliers de la Sécurité Sociale. Les pays communistes (URSS et Chine) suivront avec 30 ans de retard et, justement, suite aux troubles sociaux qui se mirent à agiter leurs "Paradis de Prolétaires".

   Ce qui s'est passé à l'Université de Liège, l'ULiège, lors de la célébration des 20 ans du Centre Jean Gol, était justement l'ouverture d'un nouveau chapitre où les Droites Occidentales suppriment les Lois Sociales, estimant que l'URSS s'étant effondrée et la Chine s'étant transformée en nation acceptant le profit bourgeois, tout risque serait écarté. Eh bien justement non, c'est ce que ce sont empressés de rappeler les centaines de manifestants violents de Liège à Georges-Louis Bouchez: plus de Lois Sociales alors plus de Paix Sociale!

   Car pas besoin d'un drapeau rouge pour créer l'insécurité sociale. De fait, si le plan de l'ultra-droite, des libertariens du "tous libres, y compris de mourir de froid et de faim", de la suppression totale de toute intervention sociale, de toute forme d'aide de la part de l'État (l'État étant par ailleurs selon eux "à abolir") car chacun ne devrait recueillir que les fruits de son propre effort; alors on recrée un lumpenprolétariat, un vivier de débrouillards (le "système D"), une Cour des Miracles avec ses mendiants insistants, ses voleurs, ses faussaires, ses égorgeurs de la nuit, etc.

   C'est-à-dire que la sentence "pas de Paix Sociale sans Lois Sociales" est une vérité logique qui n'a pas besoin d'une quelconque menace de Révolution Bolchevique que pour être vraie!

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Comment on nous empêche d'être Libres?

Publié le par Philippe Le Bihan

   Pour ce qui est des "démocraties" où le Peuple délègue (abandonne) ses Pouvoirs à des "Représentants", on estime que seuls lesdits représentants et les Chefs de Partis doivent avoir le droit de penser et d'inventer par eux-mêmes. Le Peuple doit répéter ou la fermer.

   Et pour empêcher que l'exercice du cerveau ne vienne à l'idée du Peuple, et au cas où elle lui viendrait, rendre ce Peuple inaudible, des méthodes de Boycott des idées existent et foisonnent. De ce que j'en connais, on commence par dire «il est raciste», ça marche un temps puis ça commence à attirer les étrangers; alors on poursuit par «il est sexiste», finalement ça commence à attirer les femmes et les homosexuels; alors reste la méthode récente «c'est un violeur» (méthode initiée avec succès par Caroline Fourest en France). Euh, lorque ça ne marchera plus on dira quoi? «C'est un pédophile»?

   Et il ne faudrait pas croire que les étrangers, les "arabes", soient à l'abris: d'eux on dit, selon que c'est la Gauche ou la Droite qui parle: «c'est un Agent du Pouvoir du Maroc (ou de l'Algérie)» ou «c'est un proche (ou une proche) des Frères Musulmans»!

   Pourtant, la société connaît mains racistes, sexistes, violeurs qui sont leurs préférés, que l'on attaque pas sur ces sujets. Ainsi lorsque le MR (droite libérale belge) déclarait que la Gauche jouait sur le vote communautariste, le PS a qualifié ledit MR de "raciste". Mais lorsque Charles Picqué (membre et élu PS, Parti Socialiste), suite à la défaite de la Gauche à Bruxelles, analysait que «nous avons trop joué le Communautarisme électoral», personne ne l'a qualifié de raciste.

   De même, un raciste révélé par un enregistrement, Conner Rousseau (Vooruit, socialistes flamands) alors président des socialistes flamands de Vooruit qui déclarait qu'il serait bon de mettre tous ces Roumains hors de Belgique, et qui plus est convoqué plusieurs fois par la Justice pour des affaires de viols homosexuels, eh bien lui il est plutôt bien vu et lorsqu'il annonce vouloir redevenir président du parti Vooruit c'est avec joie que les militants l'attendent.

   Cette manière de procéder fait que personne n'ose utiliser son cerveau à autre chose que de répéter ce que dit le prof ou le président de parti car tout le monde a peur d'être traité de "raciste"! Que ce racisme soit vrai ou faux par ailleurs.

   Voilà comment, pour ce qui est de la Belgique et de la France, on maintient le Peuple dans la soumission et l'obéissance, qu'on lui fait peur d'oser penser par lui-même...

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Dis-moi comment tu nourris ton vote et je te dirai qui tu es (intérêts communs de la bourgeoisie légale et illégale)

Publié le par Philippe Le Bihan

   La Droite, Georges-Louis Bouchez (Georgie-Lou), l'a dit et redit: «à Bruxelles la Gauche nourrit sa base électorale donc son vote du fait du nombre important d'allocataires sociaux»! Et ce n'est pas faux. Combien de fois n'ai-je soulevé cette contradiction interne de la Gauche: plus de misérables, plus de votants de gauche!

   Mais qu'en est-il de la Droite? L'actualité des chiens écrasés nous le montre chaque jour. La contradiction interne de la Droite est que plus d'actes de délinquance, plus de votants de droite! On peut le dire: «à Bruxelles la Droite nourrit sa base électorale donc son vote des dealers et de l'insécurité en général»! Elle n'a pas intérêt à ce que ça s'arrête.

   C'est que la Bourgeoisie Légale et la Bourgeoisie Illégale ont les mêmes intérêts. Ce sont deux bourgeoisies qu'on pourrait considérer à première vue comme opposées, pourtant, oui, il y a de nombreux liens directs entre Bourgeoisie illégale et Bourgeoisie légale; il n'y a qu'une seule et même bourgeoisie!

   Le petit dealer de rue est un employé. On parle même d'Uber (ou ubéristes) de la drogue. De fait ils ont le même statut que les livreurs Uber et la même origine nationale et sociale: c'est le même public-cible des... patrons. Car, de fait, ils ont des patrons. Or des patrons c'est quoi? C'est la bourgeoisie. Et, de fait, pour bien relever les interconnections entre bourgeoisie illégale et légale, comment blanchissent-ils leur argent de la drogue? Via des Casino, des boîtes-de-nuit, des bars, le bâtiment et le BTP (Travaux Publics).

   De fait, quand on dirige des navires-cargos d'une valeur de centaines de millions d'euros voire de milliards d'euros, qu'il s'agisse de cacao, de café, de Cannabis ou de Coke on est de la bourgeoisie.

   Et il y a des interconnections entre ces deux bourgeoisies; ce n'est plus Didier Reynders qui est en mesure de dire le contraire...

   Lorsque tel ou tel journaliste, tel ou tel magistrat, tel ou tel plouc dérange la bourgeoisie légale, elle se précipite (en général à travers les Loges Maçonniques, en Belgique) vers la bourgeoisie illégale pour lui demander de régler au mieux (au pire en fait) le problème. C'est vrai partout. En Chine en premier, en URSS à l'époque, en Russie aujourd'hui, en Occident européen et américain de nos jours.

   Bref, dis-moi comment tu nourris ton vote, je te dirai qui tu es...

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Je découvre enfin le bonheur de travailler (il était temps!)...

Publié le par Philippe Le Bihan

   Quelqu'un a écrit «vous chantiez? dansez donc maintenant». Et quel était le boulot de celui qui a écrit cette fable de la Cigale et la Fourmi? Eh, bien, lui, pas fou, s'il vantait les mérites du travail et disait «soyez fiers d'être travailleurs», il se disait aussi «Esclave? Moi, jamais!» et n'en foutait donc pas une, juste il remplissait des pages et des pages et dormait et mangeait et baisait.

   Un peu comme n'importe quel journaliste de droite. Un peu comme Georges-Louis Bouchez. Un peu comme tous les bons patrons quoi, qui estiment que donner l'ordre aux autres de travailler est déjà travailler soi-même.

   Bref, je découvre que je travaille et ce depuis des années! Ah, oui, de ce point-de-vue Georges-Louis Bouchez a parfaitement raison: le putain de fainéant chômeur est ignorant du bonheur qu'il y a à travailler! Et il était temps d'y remédier, à son ignorance crétine.

   Bon, par ailleurs, l'auteur de cette fable a également démontré par Maître Corbeau (qui sur un arbre perché etc.) que «tout flatteur vit aux dépends de celui qu'il flatte»! Donc celui qui flatte le Noble Travail, vit aux dépends desdits travailleurs; qu'il soit de Droite ou de Gauche (Parti du "Travail" de Belgique)... Bref, Travailleurs, méfiez-vous de ceux qui flattent votre noble labeur!

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Fin de solidarité bien ordonnée commence par soi-même!

Publié le par Philippe Le Bihan

   Face au nuage brumeux du mélange des chiffres, des contre-vérités et, finalement, à l'étonnement des travailleurs d'être eux-mêmes concernés par des mesures que pourtant ils approuvent à plus de 65% des travailleurs interrogés, il convenait que je me fende enfin d'un article sur la Nouvelle Politique Économique propulsée par le MR (droite libérale belge) au sein du gouvernement fédéral (la NEP de droite).

   On pourrait penser que si 65% des travailleurs, qui d'un autre côté sont majoritaires à faire grève contre, sont néanmoins pour les mesures annoncées par le Gouvernement de Droite, le MR en principal (pour une fois c'est la NVA, nationalistes flamands, et son Président Bart De Wever qui servent de ploucs-boucs-émissaires à une politique francophone et non l'inverse), c'est que le MR aurait menti à son électorat.

   Or, pour une fois, non le MR n'a pas menti à son électorat, mais il a omis de préciser quelques petites choses dont une très importante.

   Dans un discours très poujadiste (pour rappel, Pierre Poujade était un candidat d'extrême-droite "populiste"), Georges-Louis Bouchez a dénoncé aux yeux des Nobles Travailleurs la Paresse dans laquelle se vautraient des Assistés bénéficiant par millions d'allocations sociales qu'il fallait non rationaliser mais carrément supprimer car bien trop coûteuses pour l'honnête contribuable.

   Bon, à défaut des dizaines de % déclarés lors de la campagne électorale, on se retrouve face à 1,2% de chômeurs de plus de deux ans (y inclus les "en formation qualifiante" durant normalement trois années) pour 3,6% de chômeurs au total (donc dont 2,4% de moins de deux années), pour toute la Belgique.

   Par ailleurs le poids économique des désœuvrés (chômage et CPAS additionnés) nous est révélé par notre feuille d'impôt: leurs allocations ne représente que 4,4% du budget national. Face à cela le coût des fonctionnaires des Services d'Aide Sociale, qui servent pour plus de 60% d'entre-eux (surtout dans les CPAS) à remettre et contrôler la remise à l'emploi de ces allocataires, représente 36,1% du budget national.

   J'en déduis donc que laisser les désœuvrés en paix ne coûte que 4,4% du budget national alors que vouloir les remettre au Service du Patronat-Bourgeois coûte 36,1% supplémentaires, soit 40,5% du budget national au total!

   Bon, mais si ça peut satisfaire les travailleurs de savoir que s'ils n'ont pas le droit d'être Libres et Heureux, on ne laissera ce droit à personne; alors on peut comprendre une logique qui voudrait l'arrêt, la suppression des allocations sociales d'une très petite minorité que l'on perçoit comme majoritaire parmi l'ensemble de la population de Belgique, miroir déformant de la campagne électorale aidant.

   Si obtenir 4,4% d'économies peut sauver la Belgique, que dire si j'obtiens 21,3% d'économies sur le budget national (pensions, retraites)?

   Car rappelons aux allergiques aux allocataires sociaux que la toute première allocation sociale à avoir été créée (à l'époque par les Syndicats) est la Retraite! Suivie peu-après par l'Invalidité (accidents du travail). C'est qu'évidemment ces braves retraités, durs travailleurs toute leur vie durant, n'imaginent pas un seul instant être des bénéficiaires d'allocations sociales.

   C'est justement ce qu'avait omis de dire Georges-Louis Bouchez et le MR à ses électeurs potentiels.

   Alors, lorsqu'on vous promettra la prochaine fois la fin de l'obligation de solidarité réfléchissez à deux choses: 1. est-ce que je bénéficie moi aussi de la solidarité d'autres? 2. est-ce que finalement «fin de solidarité bien ordonnée ne commence-t-elle pas d'abord par soi-même»?

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